Faire l'amour doit toucher au miracle, sinon à quoi bon. Un miracle ? Oui, tout à coup, chaque fois, malgré la répétition, l'irréfutable manifestation de l'impossible, une révélation de rien se suffisant splendidement à elle même. Non, il n'y a pas de vérité à attendre de l'amour. Laquelle ? Juste l'éclatante évidence d'un signe soudain surgi du fond le plus enfoui de la vie et qui ne signifie que la certitude d'être subitement vivant comme jamais. En dépit de l'expérience, des centaines de fois ressassée, ce qui arrive a lieu pour la première fois, par accident, par exception. Et il a fallu un formidable concours de hasards heureux pour que, dérogeant à toutes les lois de la probabilité, la merveile d'aimer vous visite. Philippe Forest

Faire l'amour doit toucher au miracle, sinon à quoi bon. Un miracle ? Oui, tout à coup, chaque fois, malgré la répétition, l'irréfutable manifestation de l'impossible, une révélation de rien se suffisant splendidement à elle même. Non, il n'y a pas de vérité à attendre de l'amour. Laquelle ? Juste l'éclatante évidence d'un signe soudain surgi du fond le plus enfoui de la vie et qui ne signifie que la certitude d'être subitement vivant comme jamais. En dépit de l'expérience, des centaines de fois ressassée, ce qui arrive a lieu pour la première fois, par accident, par exception. Et il a fallu un formidable concours de hasards heureux pour que, dérogeant à toutes les lois de la probabilité, la merveile d'aimer vous visite.                   Philippe Forest
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.Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Lucie.
Certes, quelques milliards de personnes sur cette terre n'en ont rien à faire, mais pas moi. En fait, elle compte beaucoup pour moi et fait partie de ces personnes sans qui je ne serais pas grand chose. Elle est là et reste là.
Elle a échappé au va et vient incessant: des gens entrent et sortent de nos vies, simultanément, soudainement, tout doucement; cela dépend.

Parfois cela se fait brusquement, la vie nous impose des personnes, que l'on voit tous les jours, sans l'avoir voulu. Elles rentrent malgré nous dans notre vie et on doit faire avec. Certaines personnes sortent de notre vie de manière brusque aussi. Une séparation, ne plus les voir alors qu'on les cotoyait quotidiennement auparavant. Subir cet éloignement et au bout du compte assister avec impuissance à la sortie de notre vie de ces personnes qui nous étaient chères.
A l'opposé, dans certains cas, tout se fait lentement, comme dans un glissement imprévu. Des gens qui occupaient une place primordiale dans notre vie disparaissent petit à petit, et pourtant les conditions restent les mêmes. Mais les nouvelles se font rares. Et au bout du compte on réalise qu'elles ne nous manquent pas, ces nouvelles. Même si toute rencontre laisse des traces, il arrive que la personne qui en est à l'origine s'efface avec le temps. J'ai longtemps cru que je ne pourrais pas vivre sans lui; mais en vérité, je fais même mieux: je revis. Et puis, de l'autre côté, de nouveaux visages apparaissent. Des rencontres, des paroles, un sourire, un courant qui passe. Ces personnes s'installent dans notre vie, doucement, pas à pas, sans faire de bruit, et un jour on réalise que la place qu'elles occupent dans notre coeur n'est pas négligeable. Peut-être vont elles s'installer à côté des personnes comme Lucie, de ces personnes qui échappent au courant; peut-être vont elles glisser avec les autres; on ne peut pas savoir.

Tout ce que je sais, c'est que j'ose espérer que tu fasses partie de la première catégorie, mon chéri.
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# Posté le jeudi 25 décembre 2008 17:52

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 18:41

" Tant qu'on a pas provoqué un scandale sexuel, on n'est rien " Mae West

" Tant qu'on a pas provoqué un scandale sexuel, on n'est rien "    Mae West


En amour, il y a des choses irréparables dont on ne perçoit pas sur le moment, vers quel déchirement, quel ennui, quel désespoir elles vous poussent pour toujours. Cela paraît trop énorme et trop triste. On ne veut pas y croire. On se dit qu'il y aura toujours moyen de revenir en arrière. Mais, au fond de soi, on sait déjà le mensonge auquel on cède et que l'irréversible, en vérité, a eu lieu.




La vie c'est comme une dent

La vie, c'est comme une dent
D'abord on y a pas pensé
On s'est contenté de mâcher
Et puis ça se gâte soudain
Ca vous fait mal, et on y tient
Et on la soigne et les soucis
Et pour qu'on soit vraiment guéri
Il faut vous l'arracher, la vie


Boris Vian


# Posté le jeudi 30 octobre 2008 07:27

Modifié le mardi 04 novembre 2008 08:05

Le Début De La Fin

Le Début De La Fin
[ J'en fais des kilomètres avec la bicyclette que j'ai dans ma tête ]

Après deux mois d'absence, me revoilà sur Nantes plus pimpante que jamais (ou pas). En effet, ma rentrée en prépa ne fait pas partie des choses que j'attend avec impatience. Mais tout ça à commencer il y a deux mois, ou peut ètre un peu moins, le jour des résultats du bac.


[ Bref, disait Pépin en suçant son noyau, puisque la terre est ronde on peut pas chier dans les coins ]


Retour en arrière:
Et voilà, le bac c'est fini, on est heureux d'être enfin débarassé de ce fastidieux évènement; on n'a plus à culpabiliser lorsque l'on est vautré devant la télé ou l'ordi au lieu de bosser. On n'a pas déjà les résultats qu'on se bourre la gueule (ba oui, faut ce qui faut!).
Puis juillet est là, chacun part de son côté. Pour moi ce sera direction Saint-Brévin et sa superbe caisse d'épargne où un mois de boulot m'attend. Alors on y va, on se lance. Après les deux premiers jours un peu compliqués, on s'en sort et on sympathise même avec les collègues et les clients.
Et paf!
Le jour des résultats est là: Bac ES mention européenne et très bien.
Voilà, ça y est. On l'a ce fichu bac, et "alors alors ça fait quoi ?!". Ca nous fait une belle jambe voilà tout. Pourtant qu'est-ce qu'on l'attendait! Depuis notre rentrée en CP (que dis-je, en maternelle!) on nous rabattait les oreilles avec ce bac, but ultime de notre scolarité (du moins c'est l'impression que nous avions). Et maintenant qu'on l'a on se dit: tout ça pour ça..!
Et on se retrouve comme des cons.
Après ce "but ultime" on fait quoi? On se demerde dans la jungle que constituent toutes les filières possibles et imaginables après le bac.
Et pouf!
Tu feras prépa. La sentence est tombée. Tu atteriras dans cet établissement immense où tu ne connais personne et où tu vas devoir en chier pendant deux ans alors que tu n'as jamais bossé de ta vie (bon ok je dramatise peut-être un tout ptit peu; quoique). En tous cas, ça y est; c'est bel et bien fini. L'époque où l'on courrait nu dans les prés au lieu de bosser est décidément révolue. A nous les responsabilités, les prises de décisions qui auront des conséquences sur nos vies (si si c'est vrai!); à nous les papiers importants, les assurances, les mutuelles, les banques, etc.
Et oui: ça fait peur cette période de notre vie qui s'en va loin de nous. Et vous savez la meilleure? Actuellement je suis à équitemps entre ma naissance et mes 36 ans; c'est pas flippant ça?!



[ Je sais pourquoi je vous ai aimé
Parce que vous aviez le sens du péché
Car lorsque je vous demandais:
"Pourquoi? Comment on fait?"
Vous répondiez:
"Pourquoi s'en empêcher"
Et moi de me laisser aller
Je sais pourquoi je vous ai aimé
Parce que vous aviez le sens du péché. ]


Cet été aura été différent des précédents.
Comme dirait Lulu: l'été de la maturité.
Comme dirait Camillou: l'été de la majorité.
Comme dirait Romain: l'été des conneries.
J'aurais tendance à dire qu'il s'agit d'un mélange de tout ça.



[ Ah si j'étais une pomme, je serais une golden! ]


Plusieurs jours passés avec ma Cramouillou et je peux vous dire qu'on en a fait des folies!
On a bu (et pas que de la limonade moi je vous le dis!)_ On a décuvé (parfois c'était dur, mais on est des warriors)_ On a eu plein de fous rires_ On a fait des pendus un peu louches_ On a bronzé_ On a raconté un peu n'importe quoi_ On a suivi trois barmen dans la voiture d'un d'eux irlandais donc avec le volant à droite_ On est entré en boite gratos grace à nos connaissances (héhé)_ J'ai réussi à faire danser Caca!_ On a fait une chaine de bisous_ On est allées dans une cave trèèès obscène_ On a visité une caravane_ On est rentré à pas d'heures_ On s'est fait un peu grondé_ On a parfois menti_ On a bu du Porto chez un viiieux barman (au fait Caca! Je connais son vrai âge maintenant!)_ On a fait pas mal de conneries et on ne regrette pas.




[ Excuse-moi j'ai éjaculé dans tes cheveux à un moment inadéquat, je ne croyais pas que ça partirait, mais quand tu fais des trucs comme ça je ne peux pas m'en empêcher, pourtant j'essayais de penser à autre chose.
A une chaise qui attend dans la salle d'attente du docteur, je pensais à elle la nuit quand il n'y a personne dessus, il faut penser que c'est l'hiver et qu'il fait froid.
Parfois je pense à ma grand-mère qui est tout là-haut dans le ciel et qui m'offrait dans gâteaux tout les dimanches après-midi, avec une drôle d'odeur.
Parfois je pense à la déclaration du Président d'la République tout les 14 juillet en direct de l'Elysée.
Parfois je repense à cet homme qui me réclamait de l'argent en République Dominicaine et moi qui faisais semblant de ne rien voir et qui dansait en maillot de bain dans la rue, parce que j'étais bourré.
Parfois je pense à l'accident sur la RN 137, j'étais témoin de l'accident, j'entendais des cris inhumains, je voyais le sang sur la route, je n'savais pas quoi faire.
Je pense à la chaise,
Je pense à ma grand-mère,
Je pense au Président,
Je pense à cet homme,
Je pense à l'accident.
Parfois je pense à tous les gens qui sont au bloc d'opération, exactement au même moment où je vais éjaculer trop précipitamment, mais ça n'est pas suffisant de penser à ça, quand tu fais des trucs comme ça.
Mais ça n'est pas suffisant de penser à ça, quand tu fais des trucs comme ça
Alors excuse-moi, alors excuse-moi, alors excuse-moi, alors excuse-moi.]


La prépa c'est prenant. A tel point que je n'ai pas eu le temps de vous exposer tous les faits divers et variés de mon été. Mais ne t'inquiètes pas Lulu je n'oublie pas tout nos fous rires, toutes les bières englouties, tout les retours très périlleux sur nos vélos, tout les pendus pervers, tout les épisodes un peu bizares (no comment) qui font qu'on a passé un bout d'été ensemble super sympa.
Alors pour résumer je dirais que cet été qui est bel et bien derrière nous a été un des meilleurs malgré quelques évènements imprévus.




[ Quand les andouilles voleront, tu seras chef d'escadrille ! ]


On change, on évolue tous plus ou moins.
On emprunte des voies différentes qui ne simplifient pas l'affaire.
La seule chose que je peux me permettre d'espérer, c'est que nous soyons assez matures pour accepter les évolutions de ceux qui ont été, et/ou qui sont, des personnes importantes dans notre vie.

Car les amis, je crois qu'on peut le dire, c'est bel et bien la fin du début.
La fin de quelque chose qui nous marquera à jamais: l'enfance.

# Posté le dimanche 31 août 2008 17:57

Modifié le mardi 28 octobre 2008 12:21

Aujourd'hui j'ai réalisé pourquoi la marque Head & Shoulders s'apellait comme ça..!

Aujourd'hui j'ai réalisé pourquoi la marque Head & Shoulders s'apellait comme ça..!
Alors ça y est, depuis le temps qu'on me réclame un article, je suis enfin là, devant mon clavier, prête à pianoter. D'un côté je n'ai rien de spécial à raconter mais d'un autre côté j'ai tout de même beaucoup de choses à vous dire. Tout d'abord, on peut revenir rapidement sur ma soirée qui a été je l'espère, un moment agréable pour vous. Personnelement, vous voir réunis chez moi m'a fait plaisir et j'ai passé une soirée très sympa: on a réussit à faire danser Justine (ce qui n'est pas une mince affaire), on a bu, on a dansé, on a rit, on a fait de la balançoire, on a mangé des bonbons... J'attends avec une impatience de gamine la soirée de samedi prochain (enfin la grosse chouille post-bac!).
Tellement de bonnes soirées passées avec vous.. Samedi dernier: fête de la musique; soirée réussie malgré la chaleur ambiante et le retour du sosie de Dany Boon!

C'est con mais j'ai peur que tout ça s'arrête.
Qui sait?
L'année prochaine, alors que nous étudierons tous dans des branches différentes, trouverons nous le temps de nous retrouver. Au début sans doute. Et après..?



Malgré les nombreuses soirées qu'on a passé ensembles, j'en veux d'autres, j'en veux plus; je veux encore boire un coup et puis me sentir bien, avoir la tête qui tourne mais pas assez pour me sentir mal et savoir que vous êtes là et rire avec vous. Encore.



Tout ça pour dire que j'espère bien que OUI, on peut désirer sans souffrir.




Photo: June, moi et ma Kilinou lors de ma soirée <3
A écouter: shut up and let me go by the Ting Tings
A lire: Sans moi de Marie Desplechin
A voir: Sex & the city

# Posté le mercredi 21 mai 2008 17:24

Modifié le mercredi 25 juin 2008 16:05

My heart is free_I can breath.

Que se passe-t-il quand on revoit quelqu'un qu'on a aimé,
qu'on aurait pu aimé plus et mieux,
qu'on a raté,
qu'on aime encore et malgré tout?
Quelqu'un qu'on a aimé alors qu'on ne le voulait pas?
Qu'on a aimé et qui n'a pas voulu de nous?
Qu'on a aimé sans l'avoir voulu?

A quel moment de ce dimanche ai-je compris que je m'étais trompé?
Je l'ai parcouru des yeux. Il n'a pas changé. Et pourtant.
J'ai regardé ce jeune homme qui est,
qui a été,
tant de choses pour moi et je me suis étonnée de ne rien éprouver tout à coup.
Je ne voulais pas le voir,
tellement peur de ressentir cette blessure; mais non.
Quand tu es parti,
j'ai juste souri.

# Posté le samedi 03 mai 2008 18:09